Rubrique-à-brac

Il y a des moments comme ça...  (Rubrique-à-brac) posté le vendredi 10 février 2012 20:13

Il y a des moments où on comprend. Des moments comme maintenant.

Des moments où on a l’impression qu’au final, rien n’est important. Et c’est vrai. Parce qu’on ne voit le monde que par nos yeux, par notre esprit, mais le monde continuera d’être quand nous ne serons plus. Ce n’est que dans ces moments-là qu’on se rend vraiment compte que ce qui importe vraiment, c’est le monde, c’est ce et ceux qui sont autour. Qu’ils soient ou non humains, qu’ils soient ou non vivants, le reste du monde est ce qui restera, et ce qui doit aller mieux quand nous ne serons plus là.

Avoir envie de changer le monde, pourquoi pas. Mais je pense qu’aucune idée de changement n’est bonne si on n’est pas heureux d’être ce que l’on est et qu’on ne s’aime pas soi-même. Et si on ne respecte pas ce que l’on est. Mais les deux idées ne sont-elles pas liées ?

Et pour s’aimer soi-même, il n’y a pas de secret. Ce qui compte, c’est d’apprécier le moment qu’on vit. Pas uniquement dans les instants extraordinaires, mais chaque seconde. Se rendre compte qu’on est ni meilleur ni pire que les autres, mais que notre vie est importante. Que le simple fait de pouvoir respirer est une chance, qu’avoir des craquelures sur les mains en hiver vaut la peine d’être vécu.

Bien sûr, il ne s’agit là que de la béate et naïve admiration. Mais… Si le changement démarrait de là, de l’admiration et non de la colère ? Au final, qu’est-ce que ça change ? On fait plus attention à ce qui nous entoure. On s’arrête pour écouter quelqu’un jouer de la guitare dans le métro, et on y regarde les gens qui cessent de fixer le vide, au moins pour une seconde. On ne peut pas changer le monde, et on ne peut pas aider tout le monde, c’est un fait. Mais j’aime l’idée d’un bonheur viral, qui serait transmis subtilement, en douceur, sans révolution fracassante. Le jour où quelqu’un se rendra compte qu’il peut être heureux par lui-même en me voyant être sera une réussite.

J’ai toujours dit que j’étais non-violent, mais la non-violence commence par soi-même. Cessons de nous croire plus noirs que nous le sommes. Et peut-être que la noirceur s’effacera des autres aussi.

Il y a des moments où on comprend, dans la vie, que tout est lié, et que si notre bonheur ne tient qu’à nous, on peut le suggérer aux autres, et que ça vaudra toujours la peine de le faire. Je n’ai qu’une vie, je ne peux pas changer le monde, mais je peux vivre la mienne du mieux que je peux. Et au fond… Etre heureux, n’est-ce pas la meilleure manière de remercier le monde ? Alors bien sûr, il ne s’agit là que d’une béate admiration envers le monde… Mais on n’aimerait pas en croiser plus souvent, des gens béats ? Des gens heureux de simplement avoir la chance d’être en vie ?

Blog de fitz557 : Bof, Il y a des moments comme ça...

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L'utilité du néant  (Rubrique-à-brac) posté le dimanche 22 janvier 2012 02:31

« In joy and sorrow, my home's in your arms ». La même musique qui passe en tête, les mêmes mots qui se répètent, ceux qui sonnaient déjà faux il y a des années, mais que je crois toujours vrais. Je tire sur la clope qui reste dans le cendrier. Je ne fume pas, mais dans mes histoires, je suis toujours accompagné d'une cigarette. Sans doute parce qu'elle me représente ; l'utilité du néant. Le temps qui passe et qu'on regarde couler, s'évaporer, sans autre raison à son existence que le plaisir de le voir s'envoler. Mais on s'en veut de ne rien faire. Et comme la culpabilité vient envahir l'être de celui qui fume, le goudron s'installe dans les poumons. C'est sans doute pour ça que je ne fume pas. L'inaction ne me cause aucun regret. Les regrets sont pour les morts, du moins c'est ce que dit ma pierre.
« L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait ». Personne ne fera jamais un meilleur début. Le but, la quête, tout est écrit en une ligne, tout est raconté, le reste pourrait paraître futile. C'est ce qu'on veut tous. Un but, une quête, quelque chose qui nous démarque des autres, être exceptionnel, se sentir indispensable. Au final, cette quête est vide de sens, si l'on n'apprécie pas le voyage, car la destination reste la même, et le monde se débrouillera toujours sans nous. Apprécier le train, tant mieux s'il est en retard.
« Ploc, ploc ». Une goutte, puis l'autre, une seconde qui passe, où je me demande pourquoi la suivante sera meilleure que celle ci, pourquoi demain vaudra la peine de se lever, pourquoi un nouvel an sera préférable au précédent.
« Happiness is the road ». Le bonheur est la route, la route est le bonheur. Et si ce qu'on vivait, dans son entièreté, n'était que du bonheur, sous différentes facettes. Que le bonheur, la tristesse, la joie et l'amertume ne soient qu'une partie des sentiments, le tout vaudrait-il la peine de vivre ?
« Maybe I'm just the road, dreaming that I walk ». Je suis la route. Je suis le monde. Rien n'est vrai si ce n'est ce que je perçois. Rien n'est plus important que ma vie, car c'est la seule que j'ai. Et rien ne vaut plus que mes amis, qui me tendront la main si je veux me lever.
« We are all connected ». Nous sommes tous reliés. Ce qui m'arrive affecte l'autre. Je ne peux pas respirer sans arbres, ils ne peuvent vivre sans mon air. Je ne peux pas rendre les autres heureux, pas plus qu'ils ne peuvent me rendre ma joie si je n'en ai pas envie. Mais je peux les influencer, insuffler une brise à ceux qui sont en terre pour leur donner envie d'ouvrir les yeux.
« Vois la Tortue comme elle est ronde, sur son dos repose le monde ». C'est plus facile de vivre si l'on n'a pas le monde sur nos épaules, si quelqu'un d'autre le porte. Je ne suis pas indispensable, pas plus que personne d'autre. Quelqu'un est là pour moi, ou peut-être que pas, mais je ne peux pas aider ceux qui veulent rester à terre, pas plus qu'on ne me réveillera si j'ai les yeux clos. Laisser ceux qui choisissent de rester sous la terre, peut-être auront-ils envie un jour de se réveiller.
Les regrets sont pour les morts, il est l'heure de quitter la boue et de se lever. Apprécier ce que j'ai, et aller me coucher. Me reposer, enfin, l'apprécier sans regret. Me relever demain, tomber et être soulagé. Sourire en me relevant.

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Le Ka est une roue sans fin...  (Rubrique-à-brac) posté le mercredi 30 décembre 2009 03:46

Je viens de tomber sur un clip particulièrement pourri. Je vais éviter de le mettre ici, je ne voudrais pas que mes nombreux lecteurs, que vous êtes, subissent une liquéfaction neuronale. En gros, c'est une musique entendue cent fois et des images qui montrent une ado en rébellion. Enfin, plus ou moins. Disons qu'elle est en quête d'indépendance, en rupture avec ses parents qui sont médusés de voir un accoutrement qu'ils, oh ça non, n'auraient jamais osé mettre dans leur jeunesse.

Sauf qu'en y regardant bien, la bouillante donzelle n'a au maximum que 17 ans, une vingtaine d'années tout au plus. Ses parents, en l'ayant eue entre 20 et 30 ans doivent avoir au maximum 50 ans. Des parents qui ont donc connu la "révolution" des années 70, les grands combats... Et qui ont vu et été bien plus débridés que la génération pré-formatée actuelle.

On incite les gosses et les gens à devenir eux-mêmes, sans même se rendre compte du fait ( ou si? ) que ces gosses seront les répliques exactes de leurs parents, qu'ils seront vus à leur tour comme de vieux réacs quand ils auront des ados en furie, et tout ça à cause d'une seule chose. Parce qu'on leur dit dès la naissance qu'ils doivent être eux-mêmes et trouver leur propre personnalité. Et si se trouver est une bonne chose, il faut pas oublier que le reste du monde existe, ne pas s'enfermer dans ses propres conceptions et devenir, pour les autres, la parfaite réplique du modèle qu'on veut éviter. Quelqu'un qui arrive pas à comprendre une autre personne que sa pauvre chair.

Et ce que je viens de taper là? Ca a sans doute été dit un milliard de fois. Le Ka est une roue sans fin.

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Incroyable mais vrai  (Rubrique-à-brac) posté le mercredi 25 novembre 2009 18:06

Sincèrement, qui s'attendrait à entendre du Blackfire dans Scooby Doo? Et pourtant ! J'ai trouvé l'épisode (en portugais) et ai mis le passage sur youtube (par contre le son est pourri mais il l'est dans l'épisode (mais la musique, No Control, est terrible) ). Enjouaillez.

 

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L'évidence m'aime.  (Rubrique-à-brac) posté le lundi 10 août 2009 01:04

Bonsoir mesdames et messieurs. Choisissez celui qui vous convient, je n'irai pas personnellement vérifier, donc si vous vous sentez une âme féminine alors que vous êtes plutôt du genre garni comme un sapin de Noël, choisissez madame, personne ne viendra vous juger. Du moins, c'est ce qu'on m'a dit à l'hopital, mais ce n'est pas le sujet aujourd'hui donc, bref, bonjour.

Rassurez-vous, le verbiage d'il y a quelques lignes nous sera utiles, comme nous le verrons par la suite. Et puisque ça sera fait plus tard, je ne vais pas vous dire pourquoi maintenant, non non, n'insistez pas, parce que je ne vous dirai pas non plus qu'à la fin de Hamlet tout le monde meurt, ou qu'à la fin de Last Action Hero, Jack Slater ne meurt pas. Si vous avez l'occasion, regardez le film, la pièce est chiante. Comme toutes les pièces d'ailleurs, surtout celles de chez Ikea, puisque cette bande de vicieux fait toujours exprès d'enlever une pièce de leurs kits, ce qui nous oblige à vérifier trois fois dans le placard des torchons (à côté du placard des serviettes) si elle n'est pas là, pour finalement se rendre compte que, non, cette connerie de putain de salope de chiasse de merde de pièce est belle et bien manquante et qu'on devra aller en réclamer une au magasin trente bornes plus loin.

Mais encore une fois, ce n'est pas le sujet, et cette fois ci le verbiage plus haut ne servait à rien pour la suite. Soit. Mais au fait, vous ne connaissez pas encore le programme. Aujourd'hui, mesdames et messieurs, vous allez connaître la signification de l'expression... sine qua non. Et nous suivrons la méthode habituelle, c'est à dire : dégager un sens général, analyser chaque terme et finir par refaire une vraie et bonne définition.

En avant pour le sens général. "Sine qua non", eh ben ça se case parfaitement dans un dialogue. Nous allons donc imaginer un dialogue où l'expression "Sine qua non", s'intégrerait parfaitement, et pour ce faire je mettrai, dans ma grande mansuétude (et puisque vous n'êtes qu'une bande d'ignorants j'expliquerai ce terme dans un autre post). Il faut néanmoins faire attention à deux choses dans ce dialogue : Ce flim n'est pas un flim sur le cyclmisme, et puisque cette locution nous vient des étrusques japonais, l'orthographe des mots peut changer. Voici donc le dialogue qui provient de deux individus de l'espèce humaine. Enfin il parait.

- Yo, cousin, bien ou bien?

- Wesh wesh, zyva, et twa gro?

Et puisqu'inventer un dialogue comme ça est bien trop ennuyeux pour être fait, nous continuerons en version normale :

- Oh, eh bien pour tout dire, sans rien oublier et en omettant d'omettre quelque chose, on peut dire que ça va en avançant et en roulant comme une pierre.

Dieu du ciel, pourquoi diable ne suis-je capable d'inventer un personnage normal? Bon, dans la suite du dialogue, un des deux demande à l'autre s'il ne veut pas se faire un ciné, l'autre demande quoi aller voir, le premier répond, et le dernier dit non. Mais dit comme ça c'est tout pourri, et j'imagine que même vous, public adoré (enfin non, même pas, je m'en fous de vous, c'est pas comme si vous payiez non plus), aurez même compris que De Vinci aurait fait mieux. En oubliant évidemment qu'il parle cylon et moi wallonien. Remarquez tout de même le lien avec le second paragraphe, il y en aura d'autres.

Et le sens étant assez clair ici, nous allons passer à la deuxième partie : la décomposition.

- Sine. En changeant une lettre, pour arriver vers l'italien, on obient "Sini". Ca n'a l'air de rien, mais ça ressemble énormément au mot "Sidi", et ça même Donatello n'y aurait pas pensé. Et Sidi, c'est le nom sioux pour "Farine". Et puisque les Sioux ont toujours été voisins des Italiens...

- Qua : Attention ici : piège. Le néophite néofite Néo Fitz néophyte néaufite aura tôt fait (si si, il est une heure du matin là) de penser à "kewa, keske tu di?", il n'en est ici évidemment rien. Non, non, sacré dieu, non, ici il faut penser à cette "boisson" infâme qu'on doit ajouter à l'orge pour obtenir de la bière, j'ai bien sûr nommé l'eau (puisque "Aaaaah, qua !" ). A surtout ne pas boire pure, car extrêmement corrosive, les effets sont encore pires que de manger un fruit, c'est pour dire. Par contre, on peut éventuellement remplacer la bière par de la tequila, mais alors il faut crier "Tequila" et "high-fiver", comme on dit dans le jargon. Michel-Ange en parle d'ailleurs dans son manifeste "le second degré pour les nuls".

- Non. Qui fait penser à la lettre "Nonante", heureusement utilisée que par quelque contrée sauvage où vit un peuple, dieu soit loué, qui passe son temps à guerroyer contre ses voisins nordiques, donc qui sera bientôt exterminé. Ici, je vous demande de vous souvenir de vos cours de math, puisque Raphaël en parle dans sa chronique de la guerre des nonante tomates (qui se battaient contre des hérissons, des bêtes hargneuses qu'on devrait tuer jusqu'à ce qu'elles soient mortes). Dans ce contexte, on retiendra les tomates, pas le nonante, puisque, hein, bon, on s'comprend, on s'en fout comme du jour où la France a gagné la coupe du monde.

Alors, bien évidemment, si on fait le compte, farine, eau, tomate... Cowabunga. Les Tortues Ninja ! Ben oui, faites le compte : Léonardo, Donatello, Raphaello, Michelangelo, il n'en manque aucun. Donc quand vous entendrez "Sine Qua Non", répondez "oui merci, avec du fromage et beaucoup d'olives", parce qu'on vous demandera si vous voulez une pizza.

Mes chers liseurs, je vous remercie une fois encore de me soutenir dans la folie (ou la connerie, les deux sont fort similaires), et de me permettre de démontrer, une fois encore, qu'on n'explore jamais assez les tréfonds de la stupidité. Et Shredder dans tout ça? Ben il est parti en vacances au Maldives. C'est vrai quoi, dans ce monde, les méchants aussi peuvent gagner partir en vacances.

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